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Voila le verbatim de la partie « écologiste » d’une interview donnée l’été dernier à Bastamag par Mélenchon:

BASTA : L’écologie est-elle une question secondaire par rapport aux enjeux sociaux ?

JLM : Je crois que ça part d’un malentendu ou d’une incompréhension. Il est absolument impossible de séparer quoi que ce soit de l’écologie.

Quand on parle de l’écologie politique, on parle d’une manière d’appréhender la question de la vie en commun à partir (ou en tenant compte si vous préférez) de sa compatibilité avec l’écosystème. Et on ne peut pas dire « l’écosystème, on verra », parce que si on l’épuise, il n’y a plus de vie humaine, il n’y a donc plus de question sociale, plus de question politique qui sont posées, il n’y a plus de question d’aucun ordre qui sont posées. Donc déjà une erreur vient du fait que pour beaucoup de gens, l’écologie c’est un peu d’environnementalisme light, doublé d’un peu de bonne conscience civique, genre « il ne faut pas faire de mal aux espèce en voie de disparition et ne pas jeter de papier dans la rivière », mais ce n’est pas cela dont on parle : on parle de la préservation de l’écosystème qui rend la vie humaine possible. Ce n’est pas une formule tellement générale qu’elle ne veut rien dire : au contraire, elle est tellement générale qu’elle est très précise.

C’est en partant de ce constat que se trouve refondé – en tout cas pour moi en tant qu’homme de gauche – la totalité de l’idéal de gauche. Parce que s’il y a  un écosystème unique pour les êtres humain, qui sont donc bien tous semblables dans leur dépendance à cet écosystème, donc il y a un intérêt général, et cet intérêt général n’est pas que le résultat des intérêt particuliers. C’est bien un intérêt général qui procède d’une prémisse qui est : « nous sommes tous des êtres humains semblables, et nous avons tous besoin du même écosystème qui rend la vie possible ». Et de cette manière se décline tout le reste : s’il y a un intérêt général, comment allons nous le trouver : par la délibération. Comment allons-nous délibérer ? Librement, parce que si nous le faisons sous le régime de la vérité révélée ou de la tyrannie, nous n’allons par révéler les choses avec toute l’intelligence dont nous sommes capables tous ensemble. Il faut bien que notre similitude d’être humain dans les besoins soit pris en compte par le système politique, parce que sinon, les quelques-uns vont prendre des décisions qui vont aller à l’encontre de l’intérêt commun.

Donc l’écologie politique, ce n’est pas un à-côté ou le énième chapitre du programme. C’est le cœur du programme, qui nous aide à penser la totalité du programme. C’est la raison pour laquelle nous considérons le parti de gauche comme un parti écologiste, c’est marqué dans notre devise. Ce n’est pas parce que c’est l’un des thèmes de la lutte […], mais parce que ce sont les conditions initiales. Dans notre devise, il y a marqué « écologie, république, socialisme », c’est-à-dire les trois éléments qui posent, premièrement, la similitude des êtres humains, deuxièmement la communauté des citoyens, et troisièmement l’objectif du lien social comme prioritaire à la compétition entre les êtres humains.[…]

La suite en vidéo ici :

 

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